Sans qu’tu erres.
Salut! Si lors de notre dernière sortie à l’aquarium de Kyôto tu as pu être surpris par mon agacement visible (j’ai tenté de le cacher je te jure, j’ai simplement échoué), tu seras peut-être content de savoir qu’aujourd’hui, nous revenons aux plaisirs simples. En effet, l’été s’est bien installé, la chaleur et l’humidité sont bien là, et avant que cela ne devienne trop dramatique, Sakura et moi avons décidé de mettre notre nez dehors. Mais attention, comme lorsque l’on réapprend à marcher, on commence par l’environnement proche, avant d’élargir le cercle d’aventure. Voilà pourquoi, ce matin là, je proposais à Sakura de prendre les vélos, et de faire une petite tournée des temples de notre quartier. Nous en avons déjà visité un au Printemps, mais il y en a encore au moins 4 dans un rayon de 2km. Je ne parle que des temples de taille moyenne, mais il y en a encore des tout petits qui n’ont pas franchement d’intérêt pour ces pages… Alors en route! Allons en voir quelques-uns, balade gratuite pour toi, sans que tu n’aies besoin d’errer dans la chaleur moite du pays.
Effleurer les fleurs.
Salut! Tu l’as constaté, cette année, je ne suis pas franchement entré dans la chasse aux cerisiers la fleur au bout de l’objectif. Non pas que je n’avais pas envie de célébrer l’arrivée d’un des deux symboles fondateurs de mon blog, mais j’ai été en proie à une affreuse remise en question esthétique concernant la pertinence de mes gros plans floraux. Verser une goutte dans un torrent fera-t-il aller l’eau plus vite? Ajouter ma contribution vaut-il vraiment le coup? Mais si non, comment justifier des articles sur le Printemps sans ces fameuses photos de fleurs? Bref, tu comprends, si tu n’es ni photographe amateur, ni blogueur, ni esthète, que tu es bien chanceux de ne pas te poser tant de questions existentielles superflues. Fort heureusement, je vois toujours le verre d’eau à moitié plein, et j’ai donc profité, comme toujours, de mes sorties avec ma douce et belle fleur de cerisier personnelle. Et après Uji, nous avons décidé d’aller voir si du côté de Nara, il n’y avait pas quelques choses à voir…
Le tour de la pièce.
Bonjour, bonjour! Me revoilà, fin prêt à te dévoiler la suite de notre weekend "cerisiers en fleurs". Dans le dernier article, nous avons débarqué sur une minuscule île dans la ville de Uji, avons assisté à une démonstration de pêche au cormoran, débusqué un petit sanctuaire, tout ça sous les fleurs encore un peu trop timides à mon goût des cerisiers. Pas de grande surprise aujourd’hui, le programme t’a déjà été annoncé, nous allons voir le Byôdô-in, temple célèbre notamment pour apparaître sur les pièces de 10 yens. Le temps est toujours nuageux et changeant, le vent vif, mais la promenade agréable. Avant d’entrer dans le temple sus-dit, je t’avais parlé, souviens-t’en, d’un autre sanctuaire débusqué un peu plus tôt… Commençons donc par là!
L’îlotier.
Si je pouvais chanter par écrit, je te souhaiterais le "bonjour" du jour sur l’air de la chanson d"ouverture de "La Belle et la Bête" de Disney… Je suis guilleret au possible, bien que mes jambes, à l’heure où j’écris ces mots, soient plus proches de l’état de vieilles éponges sèches que de vaillantes guiboles. Nous revenons de deux journées de balades dont les comptes-rendus pour toi vont nous occuper pour 3 articles, distillés au cours de la semaine. Tu as déjà eu droit à une mise en bouche sur la nouvelle page Facebook (j’en profite pour de l’auto-promo : si tu as un compte Facebook, n’hésite pas à "liker" la page pour avoir droit à des petits bonus, des photos inédites, et l’opportunité de t’exprimer plus librement qu’ici, sans attendre un article etc, et bien entendu, fais passer l’info…). Ceci étant dit, en route pour la première partie de notre weekend dédié, tu t’en doutes sûrement, à la floraison des cerisiers, que j’ai attendu patiemment avec presque plus de ferveur qu’un Noël…
Cheveux longs, idées longues.
Salutations! Hé oui, le beau temps revient petit à petit, les températures se font moins agressives (encore que, le vent est toujours bien froid), ce qui a pour conséquence première une augmentation de nos sorties, et donc des mes articles. Profites-en tant que ça dure. Je vais même optimiser au maximum aujourd’hui. Ce dimanche matin (hier donc), mon programme était d’aller chez le coiffeur. Oui mais voilà, un article sur un blog ami m’a franchement frustré. Moi aussi je veux des ciels nuageux de toute beauté, et aujourd’hui, le temps est mieux que nuageux, il est incertain. Soleil, bruine, vent fort, la lumière et le décor changent toutes les 2 minutes, et je me dis que c’est maintenant ou jamais. Tant pis pour le shampooing, je dégotte sur Google Earth un temple pas top loin mais inconnu, et nous voilà partis. Mais ce que j’ignorais alors, c’est que je n’allais pas rencontrer un temple, mais deux!
Première.
Bonjour! Tu le sais, le Printemps est là depuis quelques jours. Ce que tu ne sais peut-être pas, c’est à quel point les saisons sont importantes au Japon. Du simple respect des produits de saison dans les supermarchés ou les restaurants, aux décorations urbaines des lampadaires ornés de rameaux en plastiques aux couleurs variable selon l’époque, en passant par les rituels de changement d’équipements casaniers (draps et futons, sudare et j’en passe…), tout est toujours fait en fonction et en respect de la saison en cours. L’arrivée du Printemps, et par extension des fleurs de pruniers et de cerisiers, est une telle bonne nouvelle que l’équinoxe est ici un jour férié. Comme des millions de Japonais, nous avons donc profité de ce Mardi chômé, pour nous rendre au temple le plus proche, nous régaler les yeux des fleurs de pruniers. Un temple à 10 minutes à pied de chez nous dont j’ignorais complètement l’existence. Comme quoi, il n’y a vraiment pas besoin d’aller bien loin pour découvrir des choses.
Nager avec les Koï.
Bonjour! Aujourd’hui, pour la 61ème balade narrée sur mes pages, j’avais envie de quelque chose de symbolique. Comme tu le sais, peut-être, dans quelques jours, je vais fêter mon premier anniversaire de vie nippone. Un cap important pour moi, sans que je sache vraiment pourquoi. J’ai décidé de retourner sur un des premiers (sinon le premier) site que j’ai visité au Japon, histoire de voir ce qui avait changé. Ou plutôt non, je sais ce qui a changé : mon regard sur, et ma connaissance du pays. Maintenant que, je peux le dire, je vis au Japon, j’évolue, je grandis, je me développe ici. Je voulais donc voir comment cela se traduisait en terme d’images et d’article. Retour 2 ans et demi en arrière, presque jour pour jour, dans un lieu immortel : le plus ancien temple du pays. Direction Shitenno-ji, à la re-découverte du Japon.
Paysage en portrait.
Bien le bonjour! Me voilà fin prêt à t’emmener dans une nouvelle promenade par le biais de la magie des mots et des images. Comme tu le sais sans doute, je suis dans une phase de narration à retardement, aussi c’est la balade du 09 Octobre que tu vas découvrir aujourd"hui. Avec beaucoup de chance, j’arriverai à publier mon article de Noël avant la naissance du petit Jésus. Quoi qu’il en soit, nous partons pour le mont Kurama, au nord ouest de Kyôto. Au programme du jour : du vertical.
Balades en toitures
Salut! Hé oui, déjà un nouvel article, tu ne rêves pas. Ces jours-ci, je suis en vacances, ou presque, du coup j’ai plus de temps pour quelques clichés. En outre, je t’ai promis à la fin de l’article précédent, une prochaine visite plus urbaine. Et la voici. De manière très courante, on associe toujours "Japon" à "mélange entre traditions et modernité", et il faut dire que si cela se vérifie souvent (par exemple lors de scènes comme celle ci-dessus), le raccourci semble réducteur et a tendance à devenir agaçant à mesure qu’on s’immerge dans le pays. Ce qui me plait, à moi, c’est plutôt la facilité qu’on a à changer de décors en quelques heures. Pour moi qui n’ai jamais eu le permis de conduire, les promenades en campagne étaient plutôt du genre à mobiliser une journée entière. Pourtant si j’habite aujourd’hui dans une ville 2 fois plus grande que Paris, cela ne m’a pas empêché, après ma dernière promenade à Minoo, d’aller acheter un frigo au centre ville, en deux coups de train. L’occasion de te montrer une des stars d’Ôsaka en ce moment : la gare, et par extension, d’une petite balade sur les toits…
Faire la plonge.
Salut! Comme on dit ici "お待たせしました" (omatase shimashita, en gros "merci d’avoir attendu"). Je suis prêt à te narrer la suite de nos aventures à Ise, où, je le rappelle, nous sommes allés passer le weekend dernier. Je t’ai laissé alors qu’on allait se coucher, c’est donc tout naturellement que notre récit va reprendre au réveil. Ma photo d’intro te rappelle peut-être un ancien article si tu me suis depuis longtemps, tu te doutes donc déjà qu’aujourd’hui, on va visiter encore un aquarium… Mais pas seulement. Je t’emmène sur l’ile aux perles, et bien sûr, en ce haut lieu du shintoïsme, on finira par un petit temple de derrière les fagots. Mais pour l’instant le réveil sonne, et j’ouvre les yeux…
Echappée belle.
Bonjour! Voilà ce qui s’est dit chez moi samedi matin : "Ce weekend, il n’est pas sensé faire beau… Ah… Mais Jeudi non plus il n’était pas sensé faire beau, et pourtant, j’ai brûlé près d’un incinérateur… Alors à mon avis, on devrait tenter ce petit trip à Ise (prononce Issé), dans la préfecture de Mie, dont on a envie depuis quelques temps… Qui sait? Avec un peu de chance, on évitera la pluie? D’accord mais on part combien de temps? Bof j’en sais rien, prends des vêtements de rechange au cas où, et puis on verra…" Nous voilà rentrés, et si les photos que je ramène ne sont pas les plus impressionnantes que j’ai pu ramener de mes balades au Japon, ce weekend, en tout cas, est un de mes plus beaux, une échappée belle au bord de l’océan, et je m’en vais te la narrer sur 2 articles…
L’odeur de l’encens.
Bien le bonjour! J’espère que tu es prête (oui aujourd’hui, pour une fois, j’accorde au féminin, y a pas de raison que je parle toujours au masculin, je sais que vous êtes nombreuses à suivre mes pages), prête disais-je, à repartir en promenade. Hier, persuadés que nous allions profiter d’un superbe soleil, nous avons décidé d’une expédition un peu à la dernière minute à Ikoma-san. Nous ne savions pas grand chose du site, si ce n’est qu’il abrite au moins un grand temple, le Hôzan-Ji. Si nous n’avons finalement eu droit qu’à un temps couvert, ce qui nous attendait là haut va me laisser longtemps un souvenir particulier, mélange de sensations brouillées et agréables, comme un rêve qui se dissipe lentement dans les fumées blanches de bâtonnets qui brûlent. Et cette odeur permanente d’encens, plus forte que je ne l’aurais cru possible en plein air…














