Faire la plonge.

Salut! Comme on dit ici « お待たせしました » (omatase shimashita, en gros « merci d’avoir attendu »). Je suis prêt à te narrer la suite de nos aventures à Ise, où, je le rappelle, nous sommes allés passer le weekend dernier. Je t’ai laissé alors qu’on allait se coucher, c’est donc tout naturellement que notre récit va reprendre au réveil. Ma photo d’intro te rappelle peut-être un ancien article si tu me suis depuis longtemps, tu te doutes donc déjà qu’aujourd’hui, on va visiter encore un aquarium… Mais pas seulement. Je t’emmène sur l’ile aux perles, et bien sûr, en ce haut lieu du shintoïsme, on finira par un petit temple de derrière les fagots. Mais pour l’instant le réveil sonne, et j’ouvre les yeux…

Le plafond de notre chambre m’accueille. Nous avons abandonné l’idée de nous lever à 4H40 (heure du lever du soleil sur Meotoiwa, affichée dans l’entrée de l’auberge, évidemment…), et nous sommes donc payé le luxe d’une grasse mat jusqu’à 7h15… Bah oui il fait chaud, et puis on n’a demandé notre petit déjeuner à 8h00 histoire de ne pas perdre trop de temps… Puisqu’on a prit notre chambre hier soir assez tard, je n’ai pas encore eu le loisir de profiter de la vue sur l’océan, situé à environ 30 mètres de la fenêtre…

Échec. Autant les fils électriques comme paysage urbain nippon ne me dérangent pas, autant là, j’avoue que la grappe de câble de téléphérique, pile sur l’horizon, j’apprécie moyennement… Bon tant pis, de toute façon, le téléphone de la chambre sonne. Sakura répond, le petit déjeuner est prêt, nous descendons dans la salle prévue à cet effet…

Nous nous installons, et à peine le temps de se dire « j’espère qu’il y a de quoi becqueter, mais bon on n’a payé que 70 euros par tête alors… » qu’on nous amène le petit déjeuner…

Ah oui quand même… Ça fait toujours un choc quand on a plus passé de nuits aux Formule 1 que dans des auberges japonaises. Alors par contre, si tu n’es pas amateur de petit dej’ salé, oublie tout de suite. Ici le sel est une spécialité, l’auberge fabrique d’ailleurs son propre sel, on y reviendra. Les seuls éléments sucrés sur cette table sont les quartiers d’orange. Ce que tu vois dans la marmite à droite est bien une sorte de pot au feu de légumes, avec une paire de coquillages. On fait cuire tout ça pendant qu’on déguste tout le reste…

Tout ceci est évidemment fait maison, de la préparation du requin (milieu en haut) jusqu’au sel qui accompagne l’œuf. Ça se passe de commentaire, j’avoue avoir craqué sur la quantité de salé, et qu’une lichette de sucré ne m’aurait pas déplut. J’ai gardé les oranges pour la fin, histoire de les avoir en guise de récompense. Mais hormis ça, c’était vraiment succulent, et je pèse mes mots. Pour une fois, ça ne fait pas de mal de se faire un petit déjeuner qui n’en a que le nom.

Et puisqu’on est dans le sel, restons-y! Nous sortons de la salle à manger, et le patron nous intercepte. Il nous propose (tu sais le genre de proposition que tu ne peux pas refuser, avec un papy ou une mamie qui te dit « va voir par là » en te poussant dans le dos) il nous propose, donc, de passer derrière la maison et d’aller voir là où ils fabriquent leur sel. Nous passons par une petite cour et entrons dans ce tout petit garage, où le jeune homme en charge des opérations explique déjà le boulot à un couple de client qui s’est vu « proposé » la visite un peu avant nous.

Je vais t’épargner les détails techniques (ne me remercie pas, c’est parce que je n’y ai rien compris), mais tu sauras au moins qu’il y a trois bains différents…

Non ce n’est pas du riz, c’est bien du sel. Bref, il fait 200 degrés (non non pas Fahrenheit) donc nous remercions le jeune homme après une courte discussion « d’où vient-il? De France! Ooooh la France! Où ça? –la vache! un connaisseur!– euuuuh Lyon? Aaaah ok! » -l’homme a suivi des cours de cuisine en France…comme quoi, ça mène à tout! Nous quittons donc l’auberge, non sans une dernière photo.

Et en route pour notre prochaine étape : du sel, encore, mais dilué dans l’eau cette fois…

Nous arrivons à l’aquarium de Toba, à quelques kilomètres de notre auberge. Si tu me suis, tu dois savoir que j’adore les aquariums. Celui d’Ôsaka est très impressionnant, et tu pourras t’y replonger, comme je l’ai dit plus haut, via ce vieil article. Cet aquarium ne paye pas de mine, je n’en ai jamais entendu parler, et l’entrée est plus chère qu’à Ôsaka. Je suis un peu dubitatif, mais dès que j’aperçois les Flamands Roses (que j’adore car je voue un culte sans borne aux Pink Floyd), ma joie enfantine revient, et j’oublie mes craintes…

Attention, j’espère que tu as pris ta respiration! On plonge!

La première salle de l’aquarium nous accueille avec une baleine au plafond. Cette salle est immense, et, comme au Kaiyukan d’Ôsaka, beaucoup de familles sont là.

Ici s’alternent les grands bacs qui regorgent de poissons de toutes sortes et tailles, et les plus petits, qui proposent de s’arrêter sur une ou deux espèce particulière, pour le bonheur des petits et des grands.

Évidemment, c’est toujours le même problème, les poissons ne sont pas très coopératifs quand il s’agit de poser pour des clichés. Je vais donc rapidement m’orienter sur les anémones, et autres coraux, bien plus sages.

Non, la photo n’est pas à l’envers, il nageait vraiment comme ça! Si les poissons sont trop mobiles, je peux toujours me rabattre aussi sur les mues de langoustes…

Alors je sais bien que les photos d’aquarium ne sont pas aussi dépaysantes que les visites de temples etc, et que la joie de contempler des poissons nager n’est pas la même en vrai qu’en image. Du coup, je vais essayer de te montrer certaines infrastructures intéressantes de l’aquarium, comme ce « cockpit » en verre :

Encore une ou deux salles pleines de bacs en tous genres, et nous voilà vers ce qui ressemble à une sortie. Je fulmine déjà… « Quoi? C’est tout? et ça coûte 2400 yens? Mais c’est une blague! Non mais tu te rends compte? c’est scanda… ah..euh…c’est la suite là bas?….. bon…ok allons voir… »

Cet aquarium n’a rien à voir dans sa construction avec celui d’Ôsaka. Ici le sens de visite n’est pas imposé, et il y a finalement une multitude de salles sur plusieurs étages. Petit à petit, je commence à comprendre qu’une des spécialités ici, ce sont les poissons genre « géants », voire « monstrueux ».

Et là franchement, c’est vraiment super! Voir de près des espèces si…spéciales, si… préhistoriques, si… moches parfois, est vraiment excitant.

Les bacs sont vraiment immenses et les salles sont parfois très classes, comme ici, avec ce parterre en vitres laissant apparaitre des fossiles gigantesques.

Un peu de caviar? Il n’y a qu’à se servir dans le bac des esturgeons.

Et nous y voilà! La salle qu’il me fallait! J’arrive ici comme dans toutes les autres salles, et que vois-je? Un trio de marsouins de Cuvier!!!! Tu te souviens sans doute que lors de mon dernier passage au Kaiyukan, j’avais pesté de rater toutes mes photos du spécimen là bas, bien trop rapide. Cette fois, pas question de rater le coche! Je suis trop fasciné par cette espèce. C’est parti pour des réglages savants qui me permettraient de choper ces missiles de façon acceptable…

Bon! C’est pas encore gagné hein! Mais au moins, j’obtiens des effets sympa… On recommence.

Ah! ça vient! Les trois compères tournent en rond (évidemment), et si deux d’entre eux semblent très occupés à… ce que tu sais (c’est assez impressionnant un mâle d’ailleurs…) le troisième semble chercher un partenaire du côté du public.

Je l’observe de loin, et je crois remarquer qu’il s’arrête systématiquement devant les plus gros objectifs photo. Sans rire! Il passe, fixe l’appareil, repars, et recommence! Ooooo toi mon pépère, tu vas aimer mon gros objectif! (je parle toujours photo là hein!), je tente le coup, et viens me coller à la vitre. Ni une ni deux, l’espiègle me remarque, et enchaine les passages avec pause et grand sourire!! Tu ne me crois pas? Regarde le photomaton!

Excellent non? Moi j’étais aux anges! Mais nous devons avancer si nous voulons faire d’autres choses aujourd’hui… Adieu mon bel ami, tu viens de faire grimper cet aquarium en tête de classement de mes aquariums préférés! Avant de te quitter, je suis enfin prêt à décrocher le cliché que j’espérais, merci les gars!

La visite reprend, et ne déçoit pas. Plus on avance, plus je me dis que cet aquarium est 4 fois plus grand que celui d’Ôsaka. Tout y est… araignées de mer géantes :

Poissons tellement moches et préhistoriques qu’on dirait des faux :

Non non, sur cette image, il n’y a quasiment pas un centimètre carré qui ne soit pas fait en poisson… regarde bien… On aura aussi droit aux grappes de poissons qui se déplacent d’un seul mouvement en suivant ta main sur la vitre :

Et même des lamantins!!! Je ne crois pas en avoir déjà vu avant ça… hé bien figure-toi que c’est énorme! Mais vraiment! Les photos ne le montrent pas du tout, mais je ne me doutais pas que c’était si massif. Posés au fond de leur bassin, ils ressemblent plus à d’énormes rochers qu’à des animaux…

Ou alors à des ornithorynques géants en pierre… Et une fois de plus, nous passons de l’énorme au minuscule, direction la salle aux grenouilles… Si comme moi tu associe la grenouille à un truc tout mignon, plein de couleurs, petite bête qu’on attrape quand on est enfant etc, accroche toi bien, parce que ce que tu vas voir relève plus de Jabba The Hutt (si tu n’es pas fan de Star Wars, clique pour savoir de qui je parle), que de Démétan (même remarque, mais sans la référence à Star Wars)…

Jusque là tout va bien, ça reste acceptable, tu te dis que j’exagère… Mais…

Ah! Déjà ça se gatte un peu hein? Attends, c’est pas fini!

Aaaah ça y est! Je l’ai entendu ton petit cri de révulsion! Mais tu te dis que la référence à Jabba est un peu trop poussée? Ok prend ça :

Fin de la plaidoirie. Non sérieusement, elles sont pas ignobles? Je vois ça dans un marais, mais je bats le recors du 100m moi! Comment ça je suis une chochotte? J’ai eu 2 serpents, 9 rats, et quelques cafards alors non, je n’exagère pas!

Nous ressortons du couloir aux horreurs, et découvrons avec plaisir un espace réservé à de la végétation. Ici on recrée des type de végétation, des types de rizières de la région etc… Très sympa comme idée, juste avant de finir notre visite. En guise de groom à la porte de sortie, nous avons la joie de retrouver les irremplaçables méduses, mais cette fois pas de cliché, car elles sont côtoyées ici par des espèces beaucoup plus intrigantes! Tu as peut-être déjà vu des hippocampes…

Mais connais-tu les nishikianago? Plus latinement appellés Gorgasia preclara, ou encore en anglais Splendid garden eel?

Ces petits machins sont plantés comme des tiges, mais sont bien des poissons. Ils s’étendent hors de leur trou jusqu’à 30cm, et rentrent comme des spaghettis aspirés dès qu’ils perçoivent un danger. Amusant, étonnant, incroyable.

Dans la famille des poissons bizarre, nous terminerons par celui qui respire à l’air libre et à des nageoires plus proches des mains que des pagaies…

Voilà! Nous pouvons remonter à la surface. Au final cet aquarium m’a vraiment emballé, extrêmement varié, avec des espèces vraiment étonnantes, un vrai régal, et le prix qui semblait initialement élevé, me parait maintenant très correct.

Si tu passes à Toba, ménage toi une heure ou deux pour cette visite, elle vaut vraiment le coup quand on aime les aquariums. Mais la journée est loin d’être finie! Tu croyais pouvoir respirer? Détrompe-toi, je te fais replonger. Tu ne l’as sans doute pas remarqué (puisque je ne te l’ai pas encore montré), mais tout à côté de l’aquarium, il y a une petite île bien particulière…

Des fenêtres de l’aquarium, j’avais repéré cette île, et ces constructions qui servent à cultiver… des perles! Hé oui car figure toi, que c’est ici, devant tes yeux qu’à été réalisée la première perle de culture de l’Histoire! Cette petite île est donc devenue un lieu incontournable, avec son musée à la gloire de son fondateur Mikimoto, et sa démonstration de plongeuse Ama, à la technique inchangée. Allons jeter un œil.

On accède à l’île par une passerelle. L’entrée te coûtera 1400 yens (de mémoire).

D‘entrée, on annonce la couleur : ici a été faite la première perle de culture le 11 Juillet 1893, et on en est fier.

Le temps s’est couvert, mais cela ne nous empêche pas de contempler la vue sur les îles alentours, en attendant la démonstration des plongeuses en apnée. Alors qui sont-elles? Je me souviens avoir vu il y a quelques années un superbe documentaire sur elles, tu pourras peut-être retrouver ça sur les services VOD, ou en DVD qui sait? Toujours est-il qu’on les appelle « Ama »(海女) c’est à dire « femmes de la mer », et que ce sont de véritables stars. Je te suggère de te renseigner sur elles (via wikipédia par exemple), car c’est vraiment passionnant, tu peux aussi regarder toutes les images que notre ami Google sort avec cette recherche, pour avoir un champs lexical visuel de ces personnages.

L‘heure de la représentation est arrivée, et nous sommes rassemblés dans une sorte de petite tribune. Un esquif s’approche, à son bord deux jeunes Ama, qui plongent pourtant depuis 30 ans nous dit-on, nous saluent. On nous les présente, et sans plus attendre, les voilà qui jettent leurs bassines à l’eau, et les suivent sans crier gare.

Comme tu peux le constater, elles ne sont équipées que d’une sorte de tunique (très blanche, et donc, une fois mouillée… bref!), et d’un masque qui ressemble à une antiquité. Une fois à l’eau, elles plongent façon canard pour aller chercher les huitres.

Lorsqu’elles réapparaissent avec le butin, la petite foule pousse des « OOOh » et des « AAAh » et applaudit gentiment. Les deux sirène réitèrent leurs mouvement quelques fois. Entre chaque descente, leur technique de respiration m’étonne. Elles n’hyperventilent pas comme les apnéistes d’aujourd’hui, mais leur respiration prend la forme d’un sifflement assez marqué, et amusant. Elles font ça en direction de leur bassine, en la tournant sur elle même, de sorte qu’elles semblent siffler à l’attention des huitres, en les berçant. La démonstration ne dure pas longtemps, 15 minutes au plus, et les sirènes s’en vont en attendant leur prochaine représentation dans une heure. De notre côté, nous nous en retournons au musée de la perle.

On longe un petit jardin sobre mais agréable, et l’on visite les deux musées : celui de la culture perlière, passionnant, avec beaucoup d’explications sur la formation des perles, la croissance des huitres, les outils utilisés, une salle entière dédiée aux Ama, évidemment,et j’en passe. Franchement, je ne me pensais pas captivé par les perles de cultures, mais ce musée m’a vraiment plut. Puis nous passons à celui dédié à l’Histoire de l’Extraordinaire Vie de Sieur Mikimoto, Le Grand Inventeur de la Perle de Culture, et Son Incommensurable sagesse, et Vie Héroïque. Bon tu l’as compris, avec tout le respect, cette partie est relativement chiante, on se croirait chez un mini Mao. Et pour vous mesdames, il reste le clou du spectacle, une partie consacrée à des créations de bijoux de grand luxe et de tous pays, à base de perles, évidemment. Beaucoup de pièces remarquables, parmi lesquelles de véritable chef-d’œuvres géants, qui combinent toute les techniques de cet art… Bon, par contre, faut aimer les perles quoi…

Voilà, il est bientôt l’heure de rentrer à la maison. Avant ça, je profite de l’occasion pour dire que si tu vas à Ise, je te conseille fortement d’opter pour la même option de transports que nous : le pass 2 jours. Pour 1600 yens, tous tes trajets en bus dans les villes alentours seront gratuits. Amortissement au bout de 2 trajets. Nous on a fait des va-et viens sans cesse, et c’est vraiment pratique. Avant de rentrer à Ôsaka pour de bon, nous nous offrons un dernier petit temple Shinto, puisque je le rappelle, c’est l’endroit ou jamais.

Fini les grands discours, rien de spécial à dire cette fois, juste à profiter du temple et de la petite rizière sacrée située derrière. Viens voir!

Voilà, notre weekend en amoureux s’achève, on a beaucoup marché, on a eu très chaud, mais on s’est aussi émerveillés, on a réfléchit, on a eu de la chance, on a fait de succulents repas… Bref, on a passé un weekend mémorable! J’espère avoir réussi à t’en donner un bout à travers mes deux trop longs articles, merci de ta lecture, et à bientôt pour des choses plus raisonnables!

15 réflexions sur “Faire la plonge.

    • Merci Olivier! Ton com était passé dans les indésirables, pardon! C’est réglé!
      Ravi de savoir que tu aimes les aquariums, le prochain sur ma liste est celui d’Okinawa, il parait que c’est un des plus beaux au monde, alors j’espère bien y aller un jour! (et je veux aller à Okinawa de toute façon ^^)

    • ouais bein dis rien, parce que « langouste » ou « écrevisse », ça reste féminin, donc non, « il » aurait pas un peu une gueule de langouste… mais « elle » pourrait effectivement en être une, et que je me sois emmêlé les pinces🙂

      Merci😉

    • 😀 Tu peux, c’était vraiment délicieux! Mais bon, franchement je pourrais pas en manger un comme ça tous les matins. J’ai besoin, au minimum, d’un café.

      En Australie ça se passe comment les petit dèj’? J’espère que tu nous raconteras tout ça sur tes pages !
      Bises

  1. Super cool ^^ c’est très constructif :p
    Non sérieusement, j’adore les Aquariums moi aussi. Lors de ma journée à Paris, j’ai fait celui du Trocadéro, cher pour ce qu’il est mais j’ai adoré. De toute façon tout ce qui est lié aux animaux, zoo et autres parcs, j’adore ça !! C’est beau, reposant (quand y a pas de gosses partout). Hooo y avait même un bassin à caresse *o* J’y ai vu aussi les ‘spèce de spaghettis ^^
    je viens de m’apercevoir avec cet article, que tu as souvent des connotations sexuelles dans tes récits😀 du moins du fait des allusions, petit coquin :p

    En tout cas, ce fut un super week end et merci de nous l’avoir fait partagé

    • Je ne suis jamais allé à l’aquarium du Trocadéro, et pour tout dire, je crois que j’ignorais qu’il y en eût un. Je me souviens par contre très bien être allé à celui d’Amboise quand j’étais petit. Peut-être celui qui m’a donné le goût de ces lieux. Pour les zoos c’est amusant car moi aussi j’adore ça, mais on trouve souvent des gens pour dire « mon dieu c’est horrible les zoos, ces pauvres bêtes enfermées etc… » mais ceux-là n’ont pas le même problème avec les aquariums… bizarre non?
      Par contre je n’aime pas particulièrement les spectacles avec les bêtes. Je n’en ai pas parlé dans l’article mais dans cet aquarium, vous verrez aussi une attraction avec des phoques et autres otaries… ça j’ai plus de mal déjà😦
      Pour les connotations coquines, je ne crois pas en faire un style d’écriture, mais ça doit m’arriver de temps à autre c’est sur, après tout, je ne suis qu’un mec :p Et pour cette allusion avec les dauphins blancs, il faut dire que les regarder à ce moment là était plus proche du film pour adulte que de Flipper lol😀

      • Ho mais rassure toi, j’aime beaucoup ton style d’écriture et ça ne me dérange aucunement😀 Je trouve que ça fait plus « vrai » comme si tu écrivais une lettre à un ami et c’est pour ça que c’est plaisant. On ne sent pas comme de simples inconnus😉
        (et peut être aussi parce que je suis comme toi à ce sujet et pourtant je suis une femme LOL)

        Je ne savais pas moi non plus pour l’Aquarium de Paris, je l’ai découvert grâce à une amie. J’en ai fait un une fois quand j’étais plus jeune, celui de Biarritz je crois). L’était vraiment super. De toute façon, j’adore l’eau donc de fil en aiguille, j’aime tout l’univers sous-marin😉 J’aurais aimé être comme Jean Marc Barre dans « Le Grand Bleu ».

        Je pense que les gens ont tendance à oublier que des personnes sont là pour s’occuper des animaux et donc ne sont pas aussi malheureux qu’on pourrait le croire.

        • Entièrement d’accord! Et merci pour mon style d’écriture, j’essaye d’écrire comme je parle effectivement, ou comme je raconterais ça à des amis car j’essaye de garder la fraîcheur de la découverte telle qu’elle m’est apparue. D’ailleurs c’est principalement du premier jet, je reviens très peu sur mon texte, c’est déjà assez long comme ça de mettre les photos, les liens etc… Alors si je devais me prendre la tête avec la littérature… non merci😀

  2. Alors dans le désordre:
    -Petit déjeuner : rahhhh…. j’en veux!!!! En fait, j’ai grandi en n’aimant pas prendre le petit déjeuner, j’ai compris pourquoi aux US : je n’aime pas manger sucré le matin… Donc au Japon, je suis heureux dès le réveil.

    -Les photos des marsouins sont vraiment géniales ! (oui, c’est des marsouins (de Cuvier) pas des dauphins😉 )

    -Pink Floyd – flamant rose… J’entends ça depuis des années (que dis-je des dizaines d’années) je ne sais pas d’où ça sort, mais non, Pink Floyd ne veut pas dire et n’a jamais voulu dire Flamant Rose (le nom vient certainement d’une référence à deux musiciens de blues : Pink Anderson et Floyd Council, faite par Syd Barrett). Flamant rose en anglais c’est « pink flamingo ».

    -Les lamantins : je suis passé à deux doigts d’être très jaloux, mais j’en ai vu le mois dernier, donc ça passe😉 (pour une raison obscure c’est un de mes animaux préférés)

    -les perles: mouais, c’est moins mon trip.😉
    🙂

    • Merci pour la précision sur les marsouins, je ne savais pas, et puisque je fais la chasse aux « daims » de Nara, (qui sont des cerfs Sika ou Cervus nippon, je n’aurais de cesse de le rappeller),j’apprécie de pouvoir être plus précis sur ce point!

      Pour les Floyds, si j’étais entré dans ces considérations là, il eut fallu que je fasse un cours sur Syd Barrett, qui aurait inévitablement dévié sur « Pourquoi je pense que l’âme des Pink Floyd est David Gilmour et non Syd Barrett », qui aurait été désapprouvé par beaucoup de grands fans, et très loin de mon sujet… Mais comme cette association erronée des Floyd aux Flamants roses est courante, et que moi même je continue à penser aux Floyds en voyant des Flamants, j’avais envie de les citer. Néanmoins merci d’avoir précisé, et je constate encore une fois (puisqu’on commence à se connaitre par commentaires interposés, où nous sommes souvent d’accord), que mon vieil adage « S’il aime les Floyd, c’est forcément un mec bien », s’applique à toi, et je n’en suis pas étonné.

      Les lamantins… Moi aussi j’adore cet animal et j’imagine que ça remonte à l’école primaire où j’ai appris qu’il s’agissait du vrai visage des Sirènes mystérieuses… Ariel en a prit pour son grade ce jour là… Je trouve que le surnom de « vache de mer » est moins porteur de fantasmes, et put-etre que si à l’école primaire j’avais retenu ce surnom, je ne serais pas fasciné par ces mastodontes (dont j’ignorais jusque là la véritable mesure.)

      Les perles franchement, ce n’était pas gagné pour moi. Et au final, comme je le dis, le musée était vraiment passionnant. A tel point que les photos étaient autorisées, mais que je n’ai pensé à en faire qu’à la sortie, au moment de ces quelques pièces exposées… Mais tout le reste est franchement intéressant, si tu passes par là, tu aurais tord de t’en priver, ça ne prend pas la journée de toute façon🙂

  3. De rien pour les marsouins (pour les reconnaître, en général, c’est au « bec » et à la dorsale, tous deux moins développés chez le marsouin).🙂

    Merci pour le compliment aussi.🙂

    Les lamantins et moi c’est toute une histoire. J’ai découvert ces animaux dans un documentaire, je devais être ado, et j’ai de suite craqué pour je ne sais quelle raison, sans trop savoir où ces bêtes vivaient. Fast forward en l’an 2000 où je m’installe en Floride et apprends au même moment que c’est là que vivent la majorité des lamantins et que je vivais à une centaine de kilomètres d’un « sanctuaire » de lamantins. Malgré ça, il faudra attendre encore deux ans avant que je n’en voie pour la première fois (vivre en Floride et ne pas avoir de voiture, c’est pas exactement l’idéal, les transports en commun étant inexistants). Encore aujourd’hui, mon plus gros regret et de n’avoir jamais nagé avec (c’est possible avec les sauvages, ils remontent les rivières en hiver, sauf qu’en hiver j’avais rarement l’occasion d’aller batifoler dans les rivières).
    Puis j’en avais pas revu depuis mon retour en France (ni des alligators, mon autre animal préféré) jusqu’à ce que j’aille à Beauval en octobre dernier (Beauval a été élu par je ne sais plus quel magazine américain – Time peut-être – meilleur zoo du monde et je veux bien le croire, j’ai été à deux doigts de tout plaquer pour essayer de m’y faire embaucher quand je l’ai visité). J’en ai revu à Takamatsu en juin dernier (oui, il y a des lamantins à l’aquarium de Takamatsu!!!).

    Ok, pour le musée des perles, je le note. (je pense qu’un de nos prochains voyages au Japon passera dans la région, déjà en juin on voulait y aller, mais on avait pas assez de temps).

  4. Niwatori, que c’est beau,beau,beau! Merci,merci,merci! Oh le travail avec les perles! J’aime particulièrement ces gouttes là ^^ Et puis, que d’humour dans tes commentaires! Ise? Oui! La prochaine fois🙂

    • Merci beaucoup Umiko!
      Oui quand tu repasseras par ici, ne manque pas Ise. Il y a encore pas mal de choses à découvrir là bas (et à côté à Shima) comme par exemple le « pittoresque phare de Daiôsaki » (dixit la brochure), ou la Buddha de pierre, visible seulement à marée basse… sans oublier l’île aux dauphins avec des show et des caresses, le Marinland, le Belvédère de Yokoyama… et j’en passe!!

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