Effleurer les fleurs.

Salut! Tu l’as constaté, cette année, je ne suis pas franchement entré dans la chasse aux cerisiers la fleur au bout de l’objectif. Non pas que je n’avais pas envie de célébrer l’arrivée d’un des deux symboles fondateurs de mon blog, mais j’ai été en proie à une affreuse remise en question esthétique concernant la pertinence de mes gros plans floraux. Verser une goutte dans un torrent fera-t-il aller l’eau plus vite? Ajouter ma contribution vaut-il vraiment le coup? Mais si non, comment justifier des articles sur le Printemps sans ces fameuses photos de fleurs? Bref, tu comprends, si tu n’es ni photographe amateur, ni blogueur, ni esthète, que tu es bien chanceux de ne pas te poser tant de questions existentielles superflues. Fort heureusement, je vois toujours le verre d’eau à moitié plein, et j’ai donc profité, comme toujours, de mes sorties avec ma douce et belle fleur de cerisier personnelle. Et après Uji, nous avons décidé d’aller voir si du côté de Nara, il n’y avait pas quelques choses à voir…

Les nuages d’hier ont laissé place, enfin, à un soleil généreux, et une température de 20 degrés. Les parapluies sont donc mis au placard, ou parfois, à la rue. L’idée, pour moi, c’était d’aller à Nara voir si je ne pouvais pas récolter des photos de cerfs avec des cerisiers. Ce genre là, mais version Printemps. Bon, ok, mais Nara, on commence à en avoir fait le tour… Par contre, il y a un endroit plutôt important, non loin, qu’on n’a encore jamais visité…

Cet endroit c’est Ikaruga, et ce qu’on n’a pas encore visité, c’est Hôryû-ji. Un temple Bouddiste. Encore??? Oui, encore, mais comme les Japonais sont forts, chaque site est unique. Todai-ji est la plus grosse construction en bois du monde? Ujigami visité hier est le plus vieux sanctuaire Shintô en bois d’origine du Japon? Shitenno-ji, visité et revisité est le plus ancien temple du Japon? Comment faire mieux? Je te propose le combo assassin suivant : plus vieux bâtiment en bois du monde ET premier site Japonais inscrit au registre du Patrimoine de l’Humanité. Voilà comment, en guise de cerfs, nous nous retrouvons à côtoyer cette longue route sur laquelle les voitures se déplacent à une vitesse incroyablement faible, et dans un silence absolu! Effet surréaliste, et incompréhensible qui nous a beaucoup fait rire… 15 minutes de marches après, nous voilà devant le lieu sacré, on ne rigole plus.

Une longue allée pleine de pins mène au site. Il fait chaud, je quitte le veston, me v’la mieux n’a mon aise (on n’est pas bien quand on n’est pas bien a son aise!), au beau milieu d’un décors de bord de méditerranée. Je lève les yeux, et reviens instantanément au Japon :

Des guides sont là pour alpaguer le tout venant occidental (exactement ce que faisait Sakura devant le Kyomizu-dera il y a quelques années). J’en esquive un, et nous entrons.

La grande allée est impressionnante. Nous la remontons et j’en profite, tu me connais, pour quelques cliché à droite à gauche…

Encore à bonne distance, le Hôryû-ji est déjà très impressionnant.

Le chôzuya à l’entrée est orné du traditionnel dragon, mais au design original… allez hop, deux images de plus!

Comme presque toujours, nos amis Chapi et Chapo sont là, gardant farouchement l’entrée.

Nous ne nous laissons pas intimider, et nous apprêtons à pénétrer le lieu sacré. Là encore, le prix d’entrée n’est pas donné, 1000 yens, rien que ça. mais, l’ai-je signalé, nous sommes ici en présence du plus vieux bâtiment en bois du monde, il doit en falloir des bombes O’Cedar pour l’entretient, d’où le prix élevé, j’imagine. Avant d’entrer pour de bon, un cerisier m’appelle.

Tiens? Je sens que les fleurs vont plus me plaire aujourd’hui. Le soleil aidant, il me semble déjà plus facile de jouer avec les transparences des pétales etc…

Bon allez, cette fois j’ai assez fait durer le suspens, nous entrons. Premier constat : pas assez de recul pour une photo d’ensemble, ou du moins, pas d’objectif grand angle suffisant dans mon sac…

La pagode, plantée en plein milieu de la cour est réellement superbe 32.5m de haut. Je cherche un angle, une inclinaison pour avoir ces deux édifices entiers sur la même image, mais ce n’est pas simple. Tant pis, je segmente, de toute façon, on va en faire le tour…

Et puis au diable l’avarice, entrons directement dans le détail.

Nous sommes à peine arrivés, l’extérieur de la pagode me ravi déjà, et voilà que mon élan est brusquement stoppé. Rien de pire pour un touriste qui prend des photos pour son blog que de tomber nez à nez avec la pancarte « photos interdites ». Et voilà que ce que referme la pagode t’es interdit, à toi lecteur qui suit mes pages… Non! Je ne suis pas d’accord. Je dégaine le zoom, me poste un peu plus loin, un coup d’œil à droite : personne, un coup d’œil à gauche, personne… Clic!

Bon, ce n’est pas forcément évident, mais sont conservées ici des statues en terre cuite du début de l’époque de Nara.

Nous faisons le tour par la galerie (Kairô), profitant des premières saveur d’été, la chaleur étouffante en moins. Visiter ce genre de lieu est un peu ingrat car on détache difficilement son regard de la pagode, tellement impressionnante, alors qu’il y a tant de choses à regarder, mais plus difficile d’accès pour le non averti en matière de bouddhisme… Tant pis, c’est sans trop de honte que j’admets être plus facilement attiré par la grande pagode tapageuse… Le défi photo : une pagode un cerisier.

Trop facile! D’ailleurs ces cerisiers là sont bien plus généreux que ceux de Uji… Un peu échaudé par mes expériences récentes et peu concluantes à mon goût de photos florales, je m’approche timidement de ces arbres là…

Pas trop près! Bon, j’aime bien mon fond, je n’ose me l’avouer à ce moment là, mais je commence à reprendre confiance en mes clichés printaniers! Mais pour ne pas crier victoire trop tôt, je me tourne vers le Daikôdô. Le Quoi? Le « Pavillon des études ». Une sorte de grand hall qui abrite une représentation de Shaka en Triade. Un véritable trésor, interdit, bien entendu, à la photo… Voici le grand bâtiment et ses grandes voilures pour garder les trésors dans une pénombre mystique.

Vraiment dommage que tu ne puisses apercevoir l’intérieur. Non n’insiste pas, je te dis que c’est interdit! De toute façon je suis déjà ressorti, et là, dehors, le vent qui s’est levé souffle dans mes cheveux… et dans les voilures… dis donc! Mais c’est que ça souffle fort, je me demande si, avec un bon zoom, l’air de rien…. Oh! Regarde cette jolie famille au milieu de la cour!

Coup d’œil à droite, coup d’œil à gauche : clic!

Bon, il y a aussi la solution de te montrer le dépliant remis à l’entrée, mais c’est moins drôle, y a pas le petit frisson de la paparazzade… Allez, puisque le zoom est sorti, pourquoi ne pas se retourner une fois encore sur un détail de la pagode? Par exemple les dragons qui sont enroulés sur ces colonnes…

Et puis il y a ces arbres qui me démangent. Le cerisier que j’ai là sous les yeux et d’un rose incroyable. Il a la forme d’un saule pleureur, et ses fleurs sont d’une forme vraiment étrange… Pour tout dire j’ai d’abord cru à une tout autre espèce d’arbre, mais selon mon épouse, il s’agit bien d’un sakura. Et en raison de son pseudo, je vais la croire.

A ce moment précis, où je contrôle la photo sur mon écran, c’est Freddy Mercury que j’entends. « Weeeee aaaare the chaaaaaaamipoooons! Weeeeeeeeeeeeeee aaaaare the… » hum pardon, désolé. Remonté à bloc, je m’offre une cascade de fleurs roses qui lèchent la plus ancienne pagode du pays. Champagne pour tout le monde, j’ai enfin une photo de fleur qui me convient complètement.

Ivre de joie, je retourne me jeter sur le cerisier blanc déjà vu, je sens que le soleil est avec moi, et je ne me trompais pas.

En 3 photos, je suis passé de l’angoisse au soulagement total. Ça peut sembler bête ou exagéré, mais franchement, je n’étais pas sur d’obtenir, cette année, un photo digne de figurer dans mon livre de photo 2012 (chaque année je me fais un livre, j’en avais déjà parlé il y a longtemps).

Pour nous remettre de toutes ces émotions, nous continuons le tour du site, en passant par le Shôryôin (Pavillon de l’Âme du Prince Shotoku), puis par le Daihôzoin, la galerie des trésors du temple.

Photos interdites dans cette sorte de petit musée, et là, pas moyen de feinter. Mais si tu passes ici, ne le manque pas c’est passionnant. Pour l’heure, nous continuons notre marche dans les allées de l’immense site, et, réconcilié avec les cerisiers, je m’en donne à cœur-joie.

Me voilà en train de jouer avec les abeilles!

Nous suivons ainsi l’allée qui nous mène, à notre insu, au Chûgûji, un autre petit temple qui jouxte le site.

Nous retrouvons ici, en guise de Chôzuya, un oiseau qui ne nous est pas étranger, puisque nous l’avons déjà rencontré hier au Byôdô-in, je veux bien entendu parler du phœnix. Dans un style plus épuré cette fois, qui me rappelle un peu les sculptures de Brancusi (si tu ne connais pas, je te conseille au moins Princess X, célébrissime…).

Ici c’est tout petit. Un unique pavillon, le Yumedono (pavillon des songes), tout rond, tout mignon.

Mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y a rien à voir…

Comme cet unique cerisier, dans un coin de la cour, dont l’abondance attire tous les regards.

Mais le temps passe vite, le soleil descend, et pour boucler la sortie, j’espérais pousser jusqu’à Nara pour tenter, je le rappelle, la photo de cerf sur fond de cerisier.

Il est donc temps de laisser derrière nous les pêches haut perchées, ou les toitures jumelées avec des arbres taillés…

Direction la gare pour rejoindre le grand parc de Nara où nous attendent les cerfs shika…

Mais pas les cerisiers… En effet, si la foule est bien là, si les enfants sont bien représentés, que ce soit du côté animalier ou humain…

Je ne trouve ici qu’un seul cerisier. Et j’ai beau faire, impossible de prendre un animal devant… bon, bein à défaut de faon, je tente un gosse.

Oh, des cerisiers il y en a, mais plus loin, et sans les animaux qui, eux, préfèrent la foule qui distribue les shika-senbei, les galettes de riz (je crois) vendues spécialement pour les biquettes.

Allez, tant pis, c’est pas grave, j’ai eu les photos que je voulais! Sakura et moi décidons de nous promener tranquillement, en profitant des derniers rayons du soleil dans les sous-bois où les cerfs se rassemblent déjà pour la nuit. Je garde l’appareil photo autour du coup, juste histoire de capturer quelques détails, mais en silence. Je te propose donc de finir la journée comme nous, sans bruit, sans parole, juste avec quelques rayons de soleil sur les fourrures…

Allez, suis-nous, c’est par là… Il nous suffit de nous éloigner de quelques mètres de la route.

Ça y est, cette fois, le jour tombe pour de bon. Nous redescendons vers la gare. Pas de cerf devant les cerisiers, mais une journée de marche bien remplie.

J‘aimerais pouvoir consacrer encore une sortie aux fleurs, maintenant que j’ai trouvé mon rythme, mais ça risque de devoir attendre l’année prochaine. Le weekend prochain, les arbres seront déjà bien moins fleuris. Tant pis, toi et moi savons bien que la beauté du Japon ne se résume pas à une saison, ou à une fleur si belle soit-elle. Nous quittons donc Nara, jusqu’à la prochaine fois…

A bientôt!

13 réflexions sur “Effleurer les fleurs.

  1. Bonne idée que de se remettre en question concernant les photos de fleurs ^^
    Il en ressort quand même de magnifique clichés, surtout de l’arbre pleureur rose ! Quelle couleur incroyable !!

    Je trouve que la façon que tu as eu de ponctuer ton article avec ces photos est plus « rafraîchissante » qu’un post complet  » allésoyonfouvouvoulédéfleurenvoilà !! »
    Cela permet d’apprécier tous tes clichés, toujours avec cette ambiance sereine de découverte.

    Bravo pour cet article !

    • Merci Nath! Je ne sais pas si on peut parler de bonne idée concernant la remise en question, mais en tout cas elle s’est imposée d’elle même🙂
      Et comme d’habitude, l’article suit la balade. Ce jour là j’ai pris 70 photos, vous en avez 66 sous les yeux, donc les fleurs ponctuent l’article comme elles ont ponctué ma promenade😉 et effectivement, je pese que c’était la bonne dose pour en profiter pleinement!

  2. De très belles photos et je constate que Môsieur m’a honteusement copié (ou pas) !!
    En tant que photographe amateur, je suis dans la même optique que toi. Si je ne suis pas satisfaite d’un style de cliché, ça ne va pas. Je tente jusqu’à ce que j’y arrive sinon je me fâche toute seule :p

    LooooooL comment je me suis fendue la poire en te voyant jouer les paparazzis x)
    ha ha ha on le fait tous je crois !!
    J’aime beaucoup la dernière photo qui contraste avec le rose et blanc des cerisiers😉

    • Si tu parles de l’abeille, non je ne t’ai pas honteusement copiée, je t’ai copié sans honte:mrgreen: Je crois qu’en partant ce matin là, j’ai dit à Sakura : « pour avoir une photo de fleur un peu moins fade, il me faudrait au moins une petite abeille… Kyn elle en a sorti une super photo, je suis dégouté! »… Du coup, quand elle a vu les abeilles, c’est elle qui m’a appelé😉
      Alors merci beaucoup!!!
      La dernière photo m’a réellement surprise. Je n’ai pas retouché le ciel, mais j’ai forcé le contre jour pour unifier le noir. J’en suis content parce qu’elle représente bien la lumière chaleureuse de cette fin de journée. Bien plus que sur les autres photos.
      Et puis question photo « facilement belle », ce genre de cliché se pose là😀

      • HAN ! Tu avoues et en plus Sakura t’y a aidé !!!
        hahahahahaha j’ai explosé de rire toute seule comme une folle devant mon écran😉
        Merci !!

  3. Aaargh ! Quelle chance : le Hôryû-ji ! Ça va paraître idiot mais j’ai entendu parler de ce temple dans un jeu (Ryu ga Gotoku Kenzan, une vraie encyclopédie ludique!) et depuis je cherche l’occasion d’y aller ! Tu sembles dire que ça vaut le coup malgré le tarif d’entrée : j’en prends donc note pour mon prochain passage dans le coin.😉

    Ne me parle pas de ces interdictions de prendre des photos : interdire le flash, ok ; mais toutes les photos ? D’autant plus que ça dépend des lieux ! Pourquoi tel ou tel coin subit une interdiction, alors que d’autres (Tôdai-ji et son bouddha en tête) sont totalement libres à ce niveau-là ?! >_< Heureusement que les extérieurs sont encore épargnés… et que la chasse aux cerisiers peut battre son plein !

    PS : Chapi et Chapo – les Ni-ô-zô – sont en fait un seul et même bonhomme en deux version différentes.😉

    PPS : je me disais bien que j'avais déjà vu une abeille au milieu de fleurs il n'y a pas longtemps ^^;

    • ça va paraître idiot, mais je n’avais pas entendu parler de ce temple avant ce week end là:/ Et le prix est élevé, mais on accède à tout le site, et c’est vraiment un monument historique pur le coup donc pas de problème, si t’es par là, ça vaut le détour, plutôt que d’aller faire 2 fois les mêmes choses à Nara…
      pour les photos je suis entièrement d’accord avec toi, le flash ok, mais aujourd’hui, avec les capacités de la plupart des appareils, on peut éviter le flash…
      Pour Chapi et Chapo, je le savais, mais je ne peux pas me résoudre à en parler au singulier, cela reste deux versions distinctes, et je leur ai attribué des suroms le premier jour où je les ai vu (au Todai-ji justement), bien qu’ils n’aient pas de chapeau, et ça leur est resté🙂

    • Merci! Malheureusement, la floraison est déjà terminée, ce n’est donc déjà plus que du retransmis! Le cerisier en bas de chez moi n’a plus rien de rose… faut pas rater le coche ici🙂

  4. Bonjour
    Je découvre ton blog avec un vif intérêt : les photos sont réellement superbes et le texte ne tombe jamais dans la prétention affichée par de trop nombreux « connaisseurs » du Japon.
    Un seul regret : que vous n’ayez pas pris le temps avec Sakura , lors de votre visite à Ikaruga , d’aller admirer le  » Miroku bosatsu » du Chûgûji un des chefs-d’oeuvre de la sculpture bouddhique japonaise.
    Nara regorge de trésors et de temples méconnus et comme tu n’en as pas fait mention auparavant je me permets de te recommander les lieux suivants :
    当尾 un périple qui va du 岩船寺 au 浄瑠璃寺 en suivant un « tour » de 石仏 ainsi que sur le 柳生街道 (il faut juste ne pas avoir peur de marcher), mais aussi le 山辺の道 ……et je m’arrête là sinon j’en ai pour deux heures….
    Merci encore pour tes billets et 気をつけて。

    フロちゃん

    • Bonjour , bienvenue, et merci pour ce premier commentaire!
      Effectivement, Nara est riche en merveilles, et effectivement, nous n’y allons pas souvent, car, aussi proche que ce soit, c’est un investissement de temps, surtout pour sortir des sentiers battus. La liste est bien notée, et je salive déjà à l’idée de voir 当尾! Comment on dit ça? Tôbi? Tôo? Ni l’un ni l’autre? En tout cas, merci pour les tuyaux!

      Concernant la sculpture bouddhique japonaise, je dois avouer que, malgré ma formation artistique, je ne suis qu’assez peu intéressé par l’art religieux. Et si je devais vraiment m’y pencher, ce serait sans doute plus du côté shintoïste que bouddhiste qui m’attirerait. Le manque de prétention dont tu parles viens peut-être aussi de là, je m’attache à raconter mes balades dans la même simplicité que lors de ma découverte. Libre au lecteur d’aller fouiller tout ce qu’il veut à partir de là. Enfin, je ne vais pas en profiter pour spolier certains blogs qui traitent du même pays, mais je dirais quand même qu’une de mes grandes fiertés, et de ne pas sauter sur des sujets tapageurs ou racoleurs, générateurs de clics et sans contenu (ça fait du bien de le dire parfois :mrgreen:) Comme dirait Bourriquet : « Merci d’avoir remarqué! » (oui j’ai toujours rêvé de citer Bourriquet ;))
      A bientôt (par exemple sur la page Facebook :p) et encore merci!

      • Bonjour et merci pour ta réponse

        Si ta préférence se tourne vers le shintöisme , alors « précipitez-vous » sur le 山の辺の道.
        Il débute à 桜市 (donc à proximité d’Osaka) par le 三輪山et son célèbre大神神社. Avec de bonnes jambes (prévoir une journée) un périple ponctué de Kofun mais également de stèles gravées de poèmes du Manyoshu vous attend. Le voyage se termine au 石上神宮 connu pour ses coqs en liberté ( clin d’oeil) mais surtout parce qu’il renferme l’épée que l’empereur Jimmu aurait reçu de Takemikazuchinomikoto. Pour rentrer à Osaka la gare de 天理 est la plus appropriée.

        Je suppose que vous êtes déjà allé à 出雲 et 伊勢 hauts lieux du shintöisme. Un autre endroit extraordinaire et assez accessible d’Osaka est le 熊野街道 dans la péninsule de Kii. C’était un chemin emprunté par la cour de 平安 pour effectuer le pélerinage à Kumano….c’est à couper le souffle dans les deux sens du terme.

        当尾 se lit tônô , c’est encore une de ces particularités qui fait que l’on ne cesse d’apprendre et de découvrir les subtilités de la langue japonaise.
        Pardon de te décevoir mais je suis une espèce rétive au portable et je n’ai pas non plus de page facebook …..c’est grave docteur ????

        またね

        フロ

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